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Nombre croissant de codes énergétiques

Comment rester à jour face au nombre croissant de codes énergétiques

Trois experts plaident pour l'utilisation dessystèmes de construction de pointe pour satisfaire aux nouvelles normes et réduire les coûts globaux.

L'un des principaux objectifs du Code International de Conservation de l'Énergie 2012 (CICE) vise à accroître les économies d'énergie dans les bâtiments résidentiels et commerciaux de 30 % par rapport au code 2006. Cette dernière version est fondée sur le code IECC 2009 qui exige 12 % d'économies d'énergie par rapport à 2006 et dont les exigences résidentielles se concentrent sur des enveloppes et des systèmes CVC nettement plus stricts et plus efficients.

Répondre aux normes fixées par les codes 2009 ou 2012—tout en satisfaiant à la version 3 de la norme Energy Star qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2012 représenterait un défi pour pratiquement tous les constructeurs. Et les normes vont devenir de plus en plus rigoureuses. « Les défenseurs font pression pour des codes qui seraient 70 % à 100 % plus efficientes [que le code de 2006] d'ici 2030, »met en garde Bill Wachtler, directeur exécutif de la Structural Insulated Panel Association . C'est également la date fixée par le ministère américain de l'Énergie pour les maisons à consommation d'énergie quasiment nulle et le Challenge 2030 veut que toutes les nouvelles maisons soient neutres en carbone.

Wachtler a fait ces observations au cours d'une table ronde informative qu'il animait au récent Salon des Constructeurs internationaux portant sur le respect du code de l'énergie en utilisant des systèmes de construction avancés tels que des panneaux isolants de constructions (PIC) et des coffrages isolants (CI). Il a également souligné que le code 2012 exige que toutes les nouvelles maisons subissent des tests d'infiltrométrie qui permettent d'atteindre un taux d'infiltration d'air compris entre trois et cinq échanges d'air par heure, selon la région climatique. Par ailleurs, la norme du score HERS de la version Energy Star 3 est de 64. Atteindre cet objectif via une ossature en bois nécessiterait beaucoup plus d'isolation et d'étanchéité que ce qui est courant dans la plupart des constructions résidentielles.

Wachtler et ses collègues panélistes—Frank Baker, le fondateur de Riverbend Framing Timber et Insulspan qui utilisent des systèmes de construction avancés depuis 30 ans ; et Don Ferrier de Ferrier Custom Homes à Fort Worth, au Texas, qui utilise des panneaux SIP dans ses constructions depuis 1985, ont offert une argumentation détaillée et parfois très technique en faveur des systèmes de construction avancés. De tels systèmes, ont-ils affirmé, sont plus efficaces et peuvent aider les constructeurs à satisfaire aux nouvelles normes du code de l'énergie, car ils fournissent une enveloppe dotée d'une isolation continue, sans pont thermique, et offrant une étanchéité à l'air quasi-parfaite. Les systèmes avancés peuvent également réduire les frais de main-d'œuvre des constructeurs.

Baker a reconnu que, d'un point de vue strictement matériel, les panneaux SIP peuvent être plus coûteux à installer qu'une ossature en bois. Le code 2012 exige des panneaux SIP de six à huit pouces pour les murs et de 10 à 12 po pour les toitures. « Une plus grande épaisseur se traduit par des coûts plus élevés. » Il a également cité en référence les deux Maisons tests Zebra Alliance dans le Kentucky, dont le rendement thermique est surveillé par le laboratoire Oak Ridge National Laboratory. Une des maisons a été construite en utilisant l'ossature de valeur optimale et l'autre avec des panneaux SIP de six pouces. Le coût des maisons dotées de panneaux SIP est 8 000 $ à 10 000 $ plus élevé. Mais cela permet aussi d'économiser 21 % d'énergie en plus et a permis d'atteindre une étanchéité à l'air 40 % supérieure. Peut-être encore plus important pour les constructeurs présents dans le public, l'enveloppe de la maison construite en panneaux SIP est installée en cinq jours, contre 15 pour la maison à ossatures en bois.

Baker a indiqué qu'une récente étude intitulée « temps et mouvement » par R.S. Means a révélé que l'utilisation de panneaux SIP peut réduire les coûts de main-d'œuvre relatifs à l'ossature de près de 55 % par rapport à une ossature en bois, et de 11 % sur les structures électriques.

Baker n'est pas adepte de préconiser la façon dont les constructeurs doivent atteindre l'efficacité énergétique dans leur construction ; il préfère de loin la méthode axée sur la « performance » qui mesure le résultat final et accorde moins d'attention à la façon dont il est atteint. Cette méthode axée sur la performance, a-t-il dit, est plus susceptible d'adopter une approche prenant en considération l'efficacité énergétique globale de la maison que ne pourrait le faire une méthode prescriptive qui mesure l'efficacité de chaque composant individuel. « Une modélisation de la maison avec cette approche globale exige égalemnet parfois des panneaux plus minces et prend en compte l'infiltration d'air, » a-t-il dit.

De même, il a fait valoir que les maisons construites avec des systèmes de construction avancés génèrent moins de gaspillage que les construction à ossatures en bois, et nécessitent souvent de plus petits systèmes CVC et des conduits plus courts.

Ferrier est venu appuyé la thèse de Baker avec son expérience pratique en indiquant que panneaux SIP étaient devenus une partie de son arsenal de marketing visant ses deux groupes de clients principaux— à savoir les baby-boomers retraités et les jeunes actifs— qui « sont soit à la recherche d'économies de coûts ou d'écologie. »

Il a montré au public quelques-unes des méthodes de construction qu'il a utilisé pour réduire l'infiltration d'air, lesquelles mettent l'accent principalement sur l'étanchéité avant l'installation. Ferrier a constaté que les panneaux SIP fonctionnent mieux sur des toits à pignon que sur des constructions en contreplaqués fermes classiques, les coupes étant plus précises et plus facile à sceller. Son expérience a démontré que les panneaux SIP sont quatre à six fois plus résistants que les murs à ossatures en bois classiques qu'ils sont plus adaptables à des conceptions architecturales, en particulier en ce qui concerne les découpes de fenêtres.

Ferrier a rapidement ajouté, toutefois, que les coûts de main-d'œuvre sur un marché donné aura un impact déterminant sur le rapport coûts/avantages relatifs à l'utilisation panneaux SIP. Il a également noté que toute mesure d'efficience des systèmes de construction avancés est susceptible de dépendre de l'orientation de la maison par rapport au soleil, ainsi que de l'étanchéité à l'air et de l'solation de la maison. « Ce sont les bases de nos maisons efficientes, » a-t-il dit.

Publié avec la permission de Hanley Wood, LLC. Publié initialement sur Builderonline.com par John Caulfield, le 20 février 2012, à l'adresse http://www.builderonline.com/energy-efficientconstruction/tougher-energy-codes-push-framing-forward.aspx

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